Gauche ou droite ?
Je m'en fou
Manou allez , on a dit qu'on le faisait ?
Oke bon droite, non gauche , ouais gauche
Ils souriaient, si ils savaient, si seulement ils savaient où ils allaient, ce qu'ils faisaient. Littéralement c'était le but leur jeu. Ils voulaient changer, ne plus refaire les mêmes erreurs, alors ils changeaient le sens leur route, ils en voulaient une nouvelle, une différente.
Ce soir là, ils avaient décidé de ne plus décider justement. Ne plus prévoir ne plus planifier, se laisser aller là où ils devaient finir.C'était risqué, mais c'était le but,.
Oh mon amour là bas , tu te souviens !
Ils s'arrêtèrent, elle couru vers les réverbères du pont. Ce pont alexandre III, si ils le connaissaient, combien de fois, après une soirée ou juste pour se promener, combien de fois ils s'étaient aimés là.Elle monta sur les remparts, un faux mouvements et elle tombait, un pas de trop et tout tombait. Risqué c'est bien ce qu'il voulait, bien ce qu'ils cherchaient ce soir là. Il avait peur, mais lui aussi il en voulait de cette adrénaline, ressentir ça, il voulait lui aussi. Ça lui faisait peur de la voir danser doucement comme ces pantins de bois sur ces remparts .Elle était sublime,il faisait nuit et les lumières du grand palais la suivait par ondes au rythme des mouvements qu'elle effectuait. Elle tournait sur les réverbères, sautait , s'appuyait,glissait. Il aurait voulu monter la rejoindre, l'embrasser , lui prendre la main, mais ça lui faisait peur, elle le savait. Il avait le vertige , peur du vide. Et elle , elle voulait aller le plus loin possible, le pousser à bout , voir jusqu'où ce petit jeu pouvait les mener.
On part
Quoi ?
On part , on y va
Il la suivait, mais plus pour longtemps. Si elle avait décidé de gagner ce soir, c'était bien trop ambitieux. Une fois repartit, ils eurent faim. République , ils s'arrêtèrent République. Pour trouver il lui avait demandé de faire l'alphabet et il l'avait stoppé . Comme un petit bac elle se disait, et au final elle trouvait ça marrent , de jouer à ca, de jouer sa vie. Ils marchèrent et décidèrent de s'arrêter dans un petit restaurant d'une de ces rues.
Une fois entrés dans le restaurant, tout changea alors et il aimait ça, cette ambiance, ces gens, cette euphorie . Ils se frayèrent un chemin jusqu'à une table .
Tout s'enchaina alors très vite , plats , chardonnay , souvenirs , rires et mojitos.C'était une sorte de thérapie, le but était de se laisser aller, de retrouver ses sentiments ,pour mieux se retrouver .
C'est quand l'effet de toute cette bulle éclata que la discussion prit une autre tournure.sauf que ce soir il avait décidé de gagner , de ne pas entrer dans son jeu . Il la prit par la main , et ils sortirent .
Sa tête tournait et tout passait trop vite. Ils parlaient riaient criaient s'aimaient et c'était bon, tellement bon qu'elle aurait voulu que ça n'ait pas de fin .
Ils arrivèrent dans la rue , il gardait une main sur ses yeux et lorsqu'ils entrèrent dans la salle , elle entendit les premières notes de Kids. Elle ouvrit les yeux et pleura .
Lui , dans le fond il avait menti . Il avait prévu ça , ce concert il l'avait prévu .
Elle ferma alors les yeux et s'adossa contre lui , il la prit dans ses bras. Ça lui faisait peur , c'était trop beau , trop parfait , trop agréable mais là aussi , elle essaya de ne pas s'écouter , pas sentir cet arrière gout , ce sentiment amère qui gâcherait presque tout , elle le laissa.
C'était leur chanson , celle qu'elle ne pouvait écouter sans ressentir ce pincement , il le savait.
Après ça , ils virent tous leur amis à une table et tout s'enchaina de plus en plus vite , musique , alcool , tout tournait , tout bougeait , tout sautait , c'était fort , si fort qu'elle en avait presque mal , ces sentiments , ce bouillonnement , ce tourbillon dans lequel elle était tombé , bon et incontrôlable tourbillon dans lequel elle était tombée.
Plus rien n'avait alors d'importance ,plus rien n'était chose ou être, la terre n'était plus, les humains ne respiraient plus, le monde s'arrêtait , et elle revivait .
Elle était vodka ou tequila, elle était lui ou celui de derrière, elle était blonde ou brune, elle était heureuse, même pire, elle était perdue et pourtant elle s'était trouvée . A ce moment là , tous ses dés à elle étaient inversés , ses lois effacées, ses valeurs renversées .Elle respire , elle rit , elle aime , elle danse , elle est tout parce qu'elle ne veut plus rien , ne cherche plus . Elle était là comme elle aurait pu être n'importe ou. Social Club , Paris Paris , Baron , Showcase , comme si elle le savait . Beigbeder la tourne , elle se retourne sur ce monde . Plus rien n'a d'importance , plus rien n'est et elle devient tout. Elle est une pute , elle est artiste , elle est cultivée , même conne comme ses pieds , elle est frigide ou défoncée , elle n'est plus , elle est tout . Manon, manon, manon tout reprend et il ne part pas cette fois. Si ça avait un sens , si la vie en avait , si sa route en avait , si ils arrêtaient enfin de penser qu'ils l'ont trouvé. C'est fouilli, c'est brouillon ca n'a pas de sens alors elle n'en prend pas. Elle danse au ralenti , vit au ralenti, le temps s'arrête et elle revit. C'est fouilli, c'est brouillon c'est perdu d'avance , ses combats elle les a perdu alors n'y réfléchi plus . On aime parce que c'est ce qu'on veut , ressentir ça , c'est ce qu'on veut . Bien sur que ça fera mal , bien sur que c'est perdu d'avance mais elle revit et elle veut revivre ça. Dans cette boite, sur cette musique, avec ces gens, elle en voulait plus, ne voulait plus le renier, elle ne voulait plus s'envoler, ni partir, elle est déjà allée bien trop loin.
Son monde se tournait quand elle se retourna. Elle le vit, avec n'importe qu'elle pétasse, elle le voyait, cet autre là , ce mec qu'elle détestait voir en lui, celui qu'elle détestait, elle le revoyait.
Là aussi le temps s'arrêta ,elle s'essaya sur un de ces fauteuils, pris un verre de rosé et les observa. Les autres n'étaient plus là , il n'y avait plus de musique , il y avait juste, ce canapé, ce verre, elle, lui et cette fille. Tout s'arrèta alors de tourner.
Des heures plus tard , il vint la réveiller. Il lui sussurait de beaux mots , des mots tout doux , ces mots qu'on aimerait garder et ne jamais oublier. Pendant un moment , elle apprécia ça , elle l'aimait et lui aussi,pendant un moment , c'était beau et doux , pendant ce moment , c'était faux et beaux. Mais tout revint , tout revient toujours , nos erreurs , nos mensonges , nos tords , la vie a cet effet boomerang qui vous assure que tout ce que vous faites de mal vous retombera dessus. L'effet boomerang , ce petit con, cette petite faille , elle l'avait presque oublié.
Je t'ai vu tout à l'heure
Pourquoi tu fais cette tête ?
Tu veux qu'on en rit ? Non parce que ça me fait plus rire moi
Pourquoi t'y donne autant d'importance ? C'est qu'un jeu , tu le sais , c'est des conneries
Je sais mais je suis fatiguée de jouer . C'est ça que tu veux toi , le jeu , tu veux te dire que tout ça , ça a pas d'importance donc on peut en jouer autant qu'on veut . Sauf que c'est plus le cas , je veux plus que ce le soit. T'as pas compris qu'il y a pas de gagnant ou perdant , on est tous les deux perdants à ton jeu , et moi je veux plus y jouer , je veux plus perdre , je veux te gagner et toi tu veux pas . Ca te fait peur tout ça , je le sais putain , mais tu joueras pas avec moi , parce que j'ai plus peur comme toi, j'ai plus peur de te dire que je t'aime , j'ai plus peur d'y croire ni de le vivre , tout ça, ça me fait plus peur ,pas toi.
Elle se leva et partit . Il resta là , et tout s'arrêta pour lui , comme pour elle , quelques heures plus tôt.
Elle sortit de la boite et marcha sans savoir ou aller . Elle était revenue au point de départ . Elle n'avait pas su comment cette soirée allait finir , mais elle n'avait surement pas envisagé cela . Elle s'était à vrai dire tout imaginé , ils auraient fini enlacés ou dans une soirée gay . Ils auraient fini nus ou dans la rue. Ils auraient fini de dix milles façons , et pourtant elle n'avait pas prévu ça , ce je au lieu du on . Cette fin là, elle ne l'avait prévu.
Elle ne voulait pas rentrer chez elle ,finir sur ca. Elle n'avait aucune idée de l'heure qu'il pouvait être et pourtant c'était bientôt le lever du soleil . Elle prit un taxi,Pont Alexandre III monsieur . Elle avait toujours rêvé de ça , voir le lever du soleil sur le pont alexandre III , ce genre de fantasme qu'on garde pour soi mais qu'on oublie pas . Ce genre de petite promesse qu'on donnerait tout pour tenir.
Elle monta sur les remparts , le ciel était rose , c'était magnifique , c'était tellement beau qu'elle en pleurait . Ses Barbara Bui tremblaient et sa robe flottait. Elle se concentra alors, ferma les yeux, et essaya de s'écouter, de ressortir tous ses sentiments, tous ceux cachés, refoulés, oubliés, dissimulés,de tous les entendre pour mieux les oublier.
Il était sorti en courant,il savait qu'elle serait là et surement pas chez elle. Durant tout le trajet, tout les mots qu'elle lui avait dit plus tôt bouillonnaient, ses phrases revenaient en boucle sans qu'il en trouve une fin. Une fois arrivé , il la vit , instable sur ces remparts.
Elle se retourna et le vit , elle ne voulait pas de lui , pas l'entendre , elle voulait s'entendre. Elle le vit alors monter sur ces remparts , elle le voyait bien , elle le savait bien qu'il avait peur , une peur incontrolable du vide . Elle le voyait tout tenter pour dissimuler cette peur , et ne pas trembler une fois debout. Il lui tendit la main et elle la prit . Ils ne tremblaient plus .
Manon j'ai plus peur.
Du vide ?
De nous
Je m'en fou
Manou allez , on a dit qu'on le faisait ?
Oke bon droite, non gauche , ouais gauche
Ils souriaient, si ils savaient, si seulement ils savaient où ils allaient, ce qu'ils faisaient. Littéralement c'était le but leur jeu. Ils voulaient changer, ne plus refaire les mêmes erreurs, alors ils changeaient le sens leur route, ils en voulaient une nouvelle, une différente.
Ce soir là, ils avaient décidé de ne plus décider justement. Ne plus prévoir ne plus planifier, se laisser aller là où ils devaient finir.C'était risqué, mais c'était le but,.
Oh mon amour là bas , tu te souviens !
Ils s'arrêtèrent, elle couru vers les réverbères du pont. Ce pont alexandre III, si ils le connaissaient, combien de fois, après une soirée ou juste pour se promener, combien de fois ils s'étaient aimés là.Elle monta sur les remparts, un faux mouvements et elle tombait, un pas de trop et tout tombait. Risqué c'est bien ce qu'il voulait, bien ce qu'ils cherchaient ce soir là. Il avait peur, mais lui aussi il en voulait de cette adrénaline, ressentir ça, il voulait lui aussi. Ça lui faisait peur de la voir danser doucement comme ces pantins de bois sur ces remparts .Elle était sublime,il faisait nuit et les lumières du grand palais la suivait par ondes au rythme des mouvements qu'elle effectuait. Elle tournait sur les réverbères, sautait , s'appuyait,glissait. Il aurait voulu monter la rejoindre, l'embrasser , lui prendre la main, mais ça lui faisait peur, elle le savait. Il avait le vertige , peur du vide. Et elle , elle voulait aller le plus loin possible, le pousser à bout , voir jusqu'où ce petit jeu pouvait les mener.
On part
Quoi ?
On part , on y va
Il la suivait, mais plus pour longtemps. Si elle avait décidé de gagner ce soir, c'était bien trop ambitieux. Une fois repartit, ils eurent faim. République , ils s'arrêtèrent République. Pour trouver il lui avait demandé de faire l'alphabet et il l'avait stoppé . Comme un petit bac elle se disait, et au final elle trouvait ça marrent , de jouer à ca, de jouer sa vie. Ils marchèrent et décidèrent de s'arrêter dans un petit restaurant d'une de ces rues.
Une fois entrés dans le restaurant, tout changea alors et il aimait ça, cette ambiance, ces gens, cette euphorie . Ils se frayèrent un chemin jusqu'à une table .
Tout s'enchaina alors très vite , plats , chardonnay , souvenirs , rires et mojitos.C'était une sorte de thérapie, le but était de se laisser aller, de retrouver ses sentiments ,pour mieux se retrouver .
C'est quand l'effet de toute cette bulle éclata que la discussion prit une autre tournure.sauf que ce soir il avait décidé de gagner , de ne pas entrer dans son jeu . Il la prit par la main , et ils sortirent .
Sa tête tournait et tout passait trop vite. Ils parlaient riaient criaient s'aimaient et c'était bon, tellement bon qu'elle aurait voulu que ça n'ait pas de fin .
Ils arrivèrent dans la rue , il gardait une main sur ses yeux et lorsqu'ils entrèrent dans la salle , elle entendit les premières notes de Kids. Elle ouvrit les yeux et pleura .
Lui , dans le fond il avait menti . Il avait prévu ça , ce concert il l'avait prévu .
Elle ferma alors les yeux et s'adossa contre lui , il la prit dans ses bras. Ça lui faisait peur , c'était trop beau , trop parfait , trop agréable mais là aussi , elle essaya de ne pas s'écouter , pas sentir cet arrière gout , ce sentiment amère qui gâcherait presque tout , elle le laissa.
C'était leur chanson , celle qu'elle ne pouvait écouter sans ressentir ce pincement , il le savait.
Après ça , ils virent tous leur amis à une table et tout s'enchaina de plus en plus vite , musique , alcool , tout tournait , tout bougeait , tout sautait , c'était fort , si fort qu'elle en avait presque mal , ces sentiments , ce bouillonnement , ce tourbillon dans lequel elle était tombé , bon et incontrôlable tourbillon dans lequel elle était tombée.
Plus rien n'avait alors d'importance ,plus rien n'était chose ou être, la terre n'était plus, les humains ne respiraient plus, le monde s'arrêtait , et elle revivait .
Elle était vodka ou tequila, elle était lui ou celui de derrière, elle était blonde ou brune, elle était heureuse, même pire, elle était perdue et pourtant elle s'était trouvée . A ce moment là , tous ses dés à elle étaient inversés , ses lois effacées, ses valeurs renversées .Elle respire , elle rit , elle aime , elle danse , elle est tout parce qu'elle ne veut plus rien , ne cherche plus . Elle était là comme elle aurait pu être n'importe ou. Social Club , Paris Paris , Baron , Showcase , comme si elle le savait . Beigbeder la tourne , elle se retourne sur ce monde . Plus rien n'a d'importance , plus rien n'est et elle devient tout. Elle est une pute , elle est artiste , elle est cultivée , même conne comme ses pieds , elle est frigide ou défoncée , elle n'est plus , elle est tout . Manon, manon, manon tout reprend et il ne part pas cette fois. Si ça avait un sens , si la vie en avait , si sa route en avait , si ils arrêtaient enfin de penser qu'ils l'ont trouvé. C'est fouilli, c'est brouillon ca n'a pas de sens alors elle n'en prend pas. Elle danse au ralenti , vit au ralenti, le temps s'arrête et elle revit. C'est fouilli, c'est brouillon c'est perdu d'avance , ses combats elle les a perdu alors n'y réfléchi plus . On aime parce que c'est ce qu'on veut , ressentir ça , c'est ce qu'on veut . Bien sur que ça fera mal , bien sur que c'est perdu d'avance mais elle revit et elle veut revivre ça. Dans cette boite, sur cette musique, avec ces gens, elle en voulait plus, ne voulait plus le renier, elle ne voulait plus s'envoler, ni partir, elle est déjà allée bien trop loin.
Son monde se tournait quand elle se retourna. Elle le vit, avec n'importe qu'elle pétasse, elle le voyait, cet autre là , ce mec qu'elle détestait voir en lui, celui qu'elle détestait, elle le revoyait.
Là aussi le temps s'arrêta ,elle s'essaya sur un de ces fauteuils, pris un verre de rosé et les observa. Les autres n'étaient plus là , il n'y avait plus de musique , il y avait juste, ce canapé, ce verre, elle, lui et cette fille. Tout s'arrèta alors de tourner.
Des heures plus tard , il vint la réveiller. Il lui sussurait de beaux mots , des mots tout doux , ces mots qu'on aimerait garder et ne jamais oublier. Pendant un moment , elle apprécia ça , elle l'aimait et lui aussi,pendant un moment , c'était beau et doux , pendant ce moment , c'était faux et beaux. Mais tout revint , tout revient toujours , nos erreurs , nos mensonges , nos tords , la vie a cet effet boomerang qui vous assure que tout ce que vous faites de mal vous retombera dessus. L'effet boomerang , ce petit con, cette petite faille , elle l'avait presque oublié.
Je t'ai vu tout à l'heure
Pourquoi tu fais cette tête ?
Tu veux qu'on en rit ? Non parce que ça me fait plus rire moi
Pourquoi t'y donne autant d'importance ? C'est qu'un jeu , tu le sais , c'est des conneries
Je sais mais je suis fatiguée de jouer . C'est ça que tu veux toi , le jeu , tu veux te dire que tout ça , ça a pas d'importance donc on peut en jouer autant qu'on veut . Sauf que c'est plus le cas , je veux plus que ce le soit. T'as pas compris qu'il y a pas de gagnant ou perdant , on est tous les deux perdants à ton jeu , et moi je veux plus y jouer , je veux plus perdre , je veux te gagner et toi tu veux pas . Ca te fait peur tout ça , je le sais putain , mais tu joueras pas avec moi , parce que j'ai plus peur comme toi, j'ai plus peur de te dire que je t'aime , j'ai plus peur d'y croire ni de le vivre , tout ça, ça me fait plus peur ,pas toi.
Elle se leva et partit . Il resta là , et tout s'arrêta pour lui , comme pour elle , quelques heures plus tôt.
Elle sortit de la boite et marcha sans savoir ou aller . Elle était revenue au point de départ . Elle n'avait pas su comment cette soirée allait finir , mais elle n'avait surement pas envisagé cela . Elle s'était à vrai dire tout imaginé , ils auraient fini enlacés ou dans une soirée gay . Ils auraient fini nus ou dans la rue. Ils auraient fini de dix milles façons , et pourtant elle n'avait pas prévu ça , ce je au lieu du on . Cette fin là, elle ne l'avait prévu.
Elle ne voulait pas rentrer chez elle ,finir sur ca. Elle n'avait aucune idée de l'heure qu'il pouvait être et pourtant c'était bientôt le lever du soleil . Elle prit un taxi,Pont Alexandre III monsieur . Elle avait toujours rêvé de ça , voir le lever du soleil sur le pont alexandre III , ce genre de fantasme qu'on garde pour soi mais qu'on oublie pas . Ce genre de petite promesse qu'on donnerait tout pour tenir.
Elle monta sur les remparts , le ciel était rose , c'était magnifique , c'était tellement beau qu'elle en pleurait . Ses Barbara Bui tremblaient et sa robe flottait. Elle se concentra alors, ferma les yeux, et essaya de s'écouter, de ressortir tous ses sentiments, tous ceux cachés, refoulés, oubliés, dissimulés,de tous les entendre pour mieux les oublier.
Il était sorti en courant,il savait qu'elle serait là et surement pas chez elle. Durant tout le trajet, tout les mots qu'elle lui avait dit plus tôt bouillonnaient, ses phrases revenaient en boucle sans qu'il en trouve une fin. Une fois arrivé , il la vit , instable sur ces remparts.
Elle se retourna et le vit , elle ne voulait pas de lui , pas l'entendre , elle voulait s'entendre. Elle le vit alors monter sur ces remparts , elle le voyait bien , elle le savait bien qu'il avait peur , une peur incontrolable du vide . Elle le voyait tout tenter pour dissimuler cette peur , et ne pas trembler une fois debout. Il lui tendit la main et elle la prit . Ils ne tremblaient plus .
Manon j'ai plus peur.
Du vide ?
De nous

